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Starlink : Elon Musk veut 100 000 satellites, dix fois la flotte actuelle

Par Vincent Lautier - Publié le

Elon Musk veut dépasser les 100 000 satellites Starlink. On en compte un peu plus de 10 000 aujourd'hui. Soit dix fois plus d'engins au-dessus de nos têtes, pour connecter la planète en haut débit et brancher directement les téléphones, iPhone compris. Sauf que la FCC, les astronomes et les lois de l'orbite basse commencent à tirer la tronche.

Starlink : Elon Musk veut 100 000 satellites, dix fois la flotte actuelle


Dix fois plus de satellites au-dessus de nos têtes



Au 1er juin 2026, SpaceX exploite 10 413 satellites Starlink. 10 397 fonctionnent encore. C'est, et de très loin, le premier opérateur de satellites au monde. Pour Musk, pourtant, ce n'est qu'un début. Dans un message posté sur X, il a écrit noir sur blanc qu'il y aurait à terme plus de 100 000 satellites des générations V3, V4 et V5, pensés pour le haut débit Starlink et la connexion directe vers les mobiles. Dix fois la flotte actuelle. Le calendrier, lui, reste flou, mais l'intention est posée.

Starlink : Elon Musk veut 100 000 satellites, dix fois la flotte actuelle


Des V3 dix fois plus puissants, lancés par Starship



Le bond ne tient pas qu'au nombre. Chaque satellite V3 pèse entre 1 900 et 2 000 kg. Il vise 1 térabit par seconde en débit descendant, soit une dizaine de fois ce qu'encaisse un V2 Mini coincé autour de 80 à 96 Gbps. SpaceX a commencé à tester ce matériel en mai. Et son déploiement dépend entièrement de Starship, le seul lanceur assez costaud pour emporter des engins pareils en masse. Là est tout l'enjeu : sans une cadence de lancement énorme, les 100 000 satellites restent un chiffre lâché sur un tweet.

Starlink : Elon Musk veut 100 000 satellites, dix fois la flotte actuelle


La FCC, les astronomes et l'iPhone



Reste que Musk ne décide pas seul. Pour l'instant, la FCC n'a validé que 15 000 satellites Gen2 : un feu vert accordé en janvier 2026 pour 7 500 unités de plus, qui laisse de côté près de 15 000 autres engins dont l'examen a été repoussé à plus tard. Les délais, eux, ne rigolent pas. La moitié du quota doit voler avant décembre 2028, le reste avant décembre 2031. Pendant ce temps, les astronomes alertent depuis des années sur la pollution lumineuse et sur ces traînées brillantes qui viennent salir leurs longues poses d'un ciel nocturne déjà bien encombré. Et puis il y a Apple, qui discuterait avec SpaceX pour glisser la connexion directe de Starlink dans les iPhone 18 Pro, sans le moindre accessoire à acheter ni à brancher. Votre prochain iPhone pourrait donc se raccorder à cette immense constellation sans même que vous le remarquiez.

On en dit quoi ?



Difficile de ne pas voir un peu de démesure dans ce 100 000 balancé un dimanche soir sur X, comme on lâcherait la couleur d'une future coque. L'ambition est réelle, les V3 le sont tout autant. N'empêche : entre les 15 000 satellites réellement autorisés et l'objectif affiché de 100 000, le gouffre est tel que ni la FCC ni la physique de l'orbite basse ne le combleront sur un claquement de doigts. Une chose ne fait pas de doute. Le ciel se transforme lentement en infrastructure privée, et Apple se prépare à y accrocher ses téléphones. Du coup, une vraie question : qui prendra encore le temps de regarder les étoiles le jour où 100 000 lampions de SpaceX scintilleront entre elles et nous ?